Philippe Soupault – Terpsichore

«La danse, même lorsqu’elle est prostituée, est une nécessité. Elle exprime ce que les femmes et les hommes exigent le plus franchement, le plus farouchement de leur propre nature. »
Armé de cette déclaration de principe, qui sert d’épigraphe de cette nouvelle édition d’un livre publié en 1928, et réédité il y a une vingtaine d’année (du moins c’est dans cette réédition que je l’ai lu) Philippe Soupault donne le ton. Il ne nie pas les paradoxes qu’il rencontre et ne méconnaît pas les candeurs que peut manifester l’écrivain face à la danse. En revanche il déroule ses thèses avec justesse et conviction : pourquoi la danse doit-elle être indépendante de la musique, comment se fait-il que les danseurs eux-mêmes sont souvent les premiers à mettre à mal leur art ? Diaghilev, trop préoccupé de marketing, en prend au passage pour son grade, ainsi que quelques chorégraphes. Un livre où l’on retrouve la personnalité attachante de Soupault, son esprit malicieux et curieux de tout, son élégance enfin.
(éditions Papiers 1986)

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