Philippe Soupault – Terpsichore

«La danse, même lorsqu’elle est prostituée, est une nécessité. Elle exprime ce que les femmes et les hommes exigent le plus franchement, le plus farouchement de leur propre nature. »
Armé de cette déclaration de principe, qui sert d’épigraphe de cette nouvelle édition d’un livre publié en 1928, et réédité il y a une vingtaine d’année (du moins c’est dans cette réédition que je l’ai lu) Philippe Soupault donne le ton. Il ne nie pas les paradoxes qu’il rencontre et ne méconnaît pas les candeurs que peut manifester l’écrivain face à la danse. En revanche il déroule ses thèses avec justesse et conviction : pourquoi la danse doit-elle être indépendante de la musique, comment se fait-il que les danseurs eux-mêmes sont souvent les premiers à mettre à mal leur art ? Diaghilev, trop préoccupé de marketing, en prend au passage pour son grade, ainsi que quelques chorégraphes. Un livre où l’on retrouve la personnalité attachante de Soupault, son esprit malicieux et curieux de tout, son élégance enfin.
(éditions Papiers 1986)

Une malle aux souvenirs

Littérature à nouveau et littérature populaire, en quelque sorte, mais tout ça par la bande : le site JMS – Je me souviens propose à tout un chacun d’apporter sa pierre à une entreprise inspirée du livre Je me souviens, de Georges Perec. Je trouve l’idée assez bonne, voire enthousiasmante si le site parvient à obtenir quelque succès. Sur la durée, les contributions s’ajoutant les unes aux autres, ce site pourrait finir par offir un panorama vraiment intéressant des souvenirs et des petites ou grandes choses qui marquent une époque, qui fondent la vie intime d’une ou plusieurs générations. Sûr qu’à terme on finira par y trouver des perles, qu’elles soient humoristiques ou poétiques… Une initiative à encourager et à soutenir, donc. Pour cela, je pense que le mieux est encore de soumettre un souvenir sur le site. A noter qu’il est possible de réserver son pseudo et que si on le désire, ce site peut devenir comme la malle virtuelle où l’on entrepose tous nos souvenirs d’enfance et les autres, à mesure qu’ils nous reviennent : il suffira d’un clic pour les retrouver. Des informations complémentaires sont disponibles sur la meilleure façon de poster son “je-me-souviens”.

Légendes Bretonnes

Voici un moment que je n’ai pas posté, et j’y reviens pour m’éloigner beaucoup du sujet de mes derniers billets: c’est que je suis tombé par hasard sur un site qui m’a fait penser “tiens, je devrais en parler sur mon blog !”. Voilà une bonne occasion d’écrire un petit billet : pas de contrainte, rien à préparer, simplement se laisser aller à dire que Légendes Bretonnes met à notre disposition un livre de contes et récits populaires écrit à la fin du dix-neuvième siècle, ou plus précisément, un livre de contes populaires recueillis à la fin du dix-neuvième siècle par un folkloriste nommé Luzel (il a son article dans Wikipédia). C’est souvent très naïf, mais aussi très coloré et assez inattendu, presque exotique parfois. C’est en tout cas très éloigné de toute la machinerie commerciale celtique à base de druides, de Roi Arthur et de merlineries à deux balles… Non que j’ai quoi que ce soit contre les légendes arthuriennes, mais la façon dont cet univers a été galvaudé pour mieux nous être débiter en grande surface m’enerve un peu… Bref, les contes et récits présentés par Légendes Bretonnes sont loin de tout ça et c’est très rafraîchissant.

Le portrait : Choisir son arrière-plan

Votre sujet et les accessoires dont vous l’équiperez formeront le motif principal de votre photo, mais il ne faut jamais perdre de vue que l’arrière-plan est beaucoup moins secondaire qu’on ne le pense souvent. A lui seul il peut magnifier une image et la rendre unique, ou au contraire la faire plonger dans le banal et l’à-peu-près. Un simple exemple suffira à illustrer ce que je veux dire: imaginez la scène où se situera votre photo. Vous avez peut-être envie de placer un personnage sous un arbre, par une journée ensoleillée. Tout ça est parfaitement charmant et bucolique, mais aviez-vous remarqué le jardinier, qui passe derrière sur sa tondeuse? Ou le jogger en survêtement fluo qui vient d’arriver dans le champ? C’est tout simple, tout bête, mais c’est la vie et ça peut arriver, et encore assez souvent. Ainsi, à moins de flouter complètement l’arrière-plan ou de savoir à l’avance qu’il sera sacrifié dans photoshop, il vaut mieux rester très attentif et concentré sur ce qui se passe Lisez la suite de cette entrée »

Le portrait : ce qu’il faut se rappeler quand on photographie quelqu’un

Photographier des personnes demande beaucoup de concentration et d’habileté. Si les questions techniques restent du même ordre, l’approche du travail est très différente que dans le cas de la photographie de paysage par exemple, où le temps qu’on passe sur le motif ne compte guère. Il en va autrement avec les gens. Certains s’ennuient très vite et puis s’agitent, d’autres n’ont aucune envie de rester assis toute la journée pour complaire à vos élans créatifs… quoiqu’il en soit, faire des portraits exige des qualités humaines et des compétences relationnelles autant que techniques.

Le but que l’on se propose en général d’atteindre quand on fait un portrait, c’est de parvenir à saisir les aspects les plus valorisants de son modèle et c’est d’ailleurs ce qui est le plus souvent attendu du photographe. Le résultat doit donner une impression de plénitude et de sincérité, ce qui veut dire éviter les sourires idiots et forcés, mais n’interdit pas la gaieté, si elle est naturelle. Capturer l’expression de quelqu’un qui se concentre sur Lisez la suite de cette entrée »

L’enjeu derrière les failles de l’iphone et des autres portables

Après avoir été lancé à grand renfort de publicité et suscité l’impatience et l’enthousiasme des amateurs de gadgets en général et des fans d’Apple en particulier, voici l’iphone s’est de nouveau retrouvé il y a peu au coeur de l’actualité… Les spécialistes d’un groupe de consultants en sécurité informatique (Independent Security Evaluators) affirmaient avoir réussi à prendre le contrôle total d’un iphone, pourtant présenté par Apple comme le portable de l’avenir.

C’est en observant la façon dont l’iphone se connecte à Internet que nos experts ont découvert la faille. Ils prétendent que le système de connection sans fil qu’utilise l’iphone pour accéder aux rend possible son détournement permettant ainsi de se rendre complètement maître du Lisez la suite de cette entrée »

Photo numérique, suite: Retoucher et imprimer

Photoshop intègre maintenant (depuis les deux dernières versions) la prise en charge des fichiers raw, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous les appareils photo. Cette distinction est encore reservée aux appareils relativement haut de gamme, cependant, comme les tout premiers sont apparus aux environs de 2003 – 2004, il y a sans doute quelques bonnes affaires à faire sur e-bay.

Si toutefois votre appareil ne dispose pas de la prise en charge du format raw, il ne vous en restera pas moins de nombreuses possibilités pour retoucher vos prises de vue et les rendre plus attrayantes, voire franchement bluffantes. Mais d’abord, si vous avez l’intention de les imprimer vous-même, votre premier soin devra être de correctement régler et calibrer votre imprimante. Cette étape terminée, vous pourrez vous rendre dans le menu image de votre logiciel et choisir les midifications que vous souhaitez apporter parmi un grand nombre d’options. Il est recommandé de commencer par régler les niveaux, ce qui permettra des noirs profonds et des blancs éclatants. L’utilisation d’un calque de réglage peut ête une bonne chose, puisqu’il permet d’obtenir le résultat désiré par tâtonnements successifs, sans rien modifier de l’image d’origine. En jouant ensuite sur la teinte et la saturations, on pourra travailler avec beaucoup de finesse, jusqu’à obtenir les nuances et l’intensité de couleur que l’on souhaite.

Photo numérique : retouche et format raw

Alors qu’il y a encore quelques années, une prise de vue s’arrêtait pour la plupart des gens quand ils avaient appuyé sur le bouton,avec l’apparition du numérique, faire une photo est devenu quelque chose qu’on peut décomposer en deux parties: d’abord on prend la photo, ce qui demande une bonne maîtrise des des differents réglages de l’appareil ; ensuite vient la phase de retouche. En faisant appel à un logiciel du genre de Photoshop ou de Gimp, on peut ajuster le contraste, la saturation, réduire des dominantes de couleur, etc.

Et si l’on veut s’inscrire dans une démarche réellement professionnelle, il faudra avoir recours au format raw. En quelques mots, quand on utilise le format raw, cela signifie que l’appareil stocke un grand nombre d’informations, qui seront ensuite d’un grand secours quand il s’agira de modifier l’exposition dans Photoshop. Le format raw est largement supérieur aux formats jpg ou même tiff, car il y toujours une déperdition d’informations lorqu’on retouche ces derniers. Il est vrai qu’une telle somme d’informations peut parfois sembler un peu superflue, quand on sait qu’un écran d’ordinateur, par exemple, ne permet pas de les afficher toutes : on ne verra pas à lécran de différence entre une image au format raw et une image au format tiff. Etant donnée la taille beaucoup plus importante que prennent des images au format raw, et donc leur usage en ressources supérieur, il vaut mieux savoir avant de les prendre ce qu’on fera des images. Quelques économies sur les cartes mémoires ne sont pas négligeables, après tout…

Boccace – Vie de Dante

Plus qu’une simple biographie, la vie de Dante par Boccacce est une ode à un maître par son élève. Non seulement le livre nous raconte la vie de Dante, mais il illustre en plus remarquablement la vie et la politique italiennes de l’époque. La biographie est courte et se déroule sur un rythme vif. Le lecteur peut réellement sentir une affection de l’auteur pour son modèle qui imprègne chaque page.

kawabata – Les belles endormies

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Ces histoires d’amour étranges et fascinantes sont écrites d’une plume tranquille et égale et qui par là même nous trouble. C’est une lecture délicieuse. Kawabata est le maître du détachement élégant. Ses personnages ne souffrent pas lorsqu’on se figure qu’ils le devraient, et l’on est tenté de reculer d’u pas, mais on est vite ramené dans l’histoire. Au coeur e l’écriture de Kawabata on trouve un profond pessimisme quant à la valeur de la vie elle-même, et ce même lorsque les protagonistes sont le jouet d’obsessions secrètes. Fascination donc, admirablement écrit et obsédant.

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